23.11.2011

Tant d’hypocrisie sur le salaire minimum...

 

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Tout travail mérite salaire et tout salaire mériterait de pouvoir en vivre sans faire appel à l'assistance sociale.

A travers ce biais, l'assistance sociale pour les travailleurs pauvres, on subventionne les entreprises pour maintenir à un niveau «acceptable» la précarité, sans que ces dernières y contribuent.

On comprend tout de suite pourquoi ça titille le patronat: l'établissement d'un salaire minimum leur ferait perdre cette "subvention".

Qui d'ailleurs, semblant être à court d'arguments objectifs, menace, fait peur et nous présente l'extrême dangerosité d'un salaire décent.

affiche1Précaire2005reduite.jpgNotamment en nous assénant que l'introduction d'un salaire minimum va tirer l'ensemble des salaires vers le bas.

Pourquoi me direz-vous? Probablement parce que les patrons déclarent qu'ils sont prêts à se conduire comme des cochons et à s’infiltrer dans la moindre brèche pour diminuer les salaires et augmenter ainsi leur profit. Et là ce n'est pas moi qui le dit, c'est leur propre aveu.

Ou peut-être ont-ils peur que si un salaire minimum est adopté, le salaire maximum soit la prochaine étape?

 

Enfin, comme les adeptes du libéralisme à tout va (bon c'est souvent les mêmes) ils grouinent trop fort, beaucoup trop fort. Nivellement par le bas, délocalisation, chômage, un véritable régime de la terreur.

Pour conclure, l'hypocrisie des «antis» salaire minimum c'est de ne pas expliquer que tout le monde s'en fout des travailleurs pauvres, que c'est comme ça et qu'il est inutile d'avoir l'espoir que ce soit un jour autrement. Qu'ils font partie des sacrifiés et qu'il faut l'accepter. C'est nécessaire pour assurer le maintien du train de vie de certains autres, fussent-il une minorité. Et puis les travailleurs pauvres n'ont qu'à trouver un deuxième emploi, ils trouveront bien une entreprise responsable qui les payeront au noir quelques heures par-ci par-là, pour les aider en somme...

 

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31.12.2010

Le petit dernier de l'année: la crise et l'islamisation "rampante"

 

Pour (bien?) finir l'année, deux vidéos:

La première, un peu vieille (elle date de 2008), mais comme rien n'a changé... et on peut toujours espérer ne pas la servir en réchauffé l'année prochaine:

 

 

La deuxième, un clin d'oeil, si j'ose dire, à ceux qui force un peu sur la dose de l'islamisation "rampante", pour rappeler aussi que pour ces personnes précaires, cloportes parmi les autres cloportes, être debout c'est difficile. Ca se passe à Paris...

 

 

Je vous souhaite à tous une excellente fin d'année et d'oublier quelques instants les moments difficiles de cette année 2010. Je n'aime pas les bilans, ça me fout le blues, alors je n'en ferai pas ;-)

Et je souhaite une bonne année 2011 à tous (sauf au conseiller machin et à quelques autres, mais ce serait trop long de les citer), même si elle commencera avec la nouvelle loi sur le chômage, des restrictions Lamal, AI et d'autres...

A des jours meilleurs pour tous*!!!

*sauf à... évidemment ;-)

Et pour clore... Champagne!!!

 

 

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28.12.2010

Lamal: encore et toujours la tonte...

 

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Une des autres mesures d'économie décidée par notre cher conseiller Machin est de facturer Frs 15.- par jour en cas d'hospitalisation, mesure passée un peu inaperçue vu l'indignation provoquée par la décision de ne plus contribuer au remboursement des lunettes (sans lunettes, faut dire qu'on devient évidemment moins regardant...).

Ce monsieur considère qu'une personne hospitalisée économise* sur ses frais de repas et peut donc utiliser le budget en principe réservé à son alimentation pour défrayer l'hôpital, qui jusqu'ici l'était par les assureurs maladifs.

(*il considère bien sûr qu'une hospitalisation n'engendre pas d'autre frais...)

Soit Frs 450.- pour un mois à 30 jours.

Sur le site des HUG, on trouve des conseils de budget nourriture pour les faibles revenus, il se monte à 70.- par semaine, soit 280.- par mois et 170.- de moins.

Difficile de croire que le repas par personne et par jour revient moins cher pour une personne seule, que pour une infrastructure telle que les HUG. Mais ce n'est pas le sujet.

Je ne suis pas économiste, ça doit être pour ça que je ne sais pas calculer. Je n'y comprends rien.

C'est aussi pour ça que je ne comprends pas qu'une mesure d'économie n'est pas en fait une mesure d'économie mais un report d'une chose auparavant payée par la Lamal sur les assurés.

Moi je croyais bêtement qu'économiser voulait dire moins dépenser ou mieux dépenser, pas faire dépenser par d'autres ce que l'on ne veut plus dépenser. Heureusement qu'il y a ceux qui savent pour nous sauver. Et pour nous prendre pour des cons. Que nous sommes.

En attendant, le conseiller Machin alias Burkhalter continue sur cette voie et il n'est pas près de s'arrêter. Il essaie de reporter des trucs de l'AI sur la Lamal, qu'il reporte ensuite sur les assurés, comme ça, c'est moins scandaleux de prime abord. On ne parle plus d'handicapés mais d'assurés, ça fait moins moche. Bravo Monsieur le conseiller Machin!

Il faut se préparer à la suite: à quand l'économie sur les habits, la lessive, les chaussures pour ceux qui doivent rester alités, l'électricité, etc. Et pourquoi pas suggérer de sous-louer son logement lors d'une hospitalisation longue pour un célibataire? Allez! On compte sur lui pour d'autres bonnes idées.

Pour faire passer la pilule de ces dernières coupes dans les prestations, le conseiller Machin avance les prestations supplémentaires qui seront prises en charge. Dont les vaccins contre le papillomavirus à toutes les jeunes filles. Alors que son efficacité et le bien-fondé d'une vaccination généralisée fait toujours polémique. Un cadeau à l'industrie pharma?

 

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13.12.2010

Lamal 2011: apprenez le braille!

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C'est notre cadeau pour 2011. Dès l'année prochaine, les lunettes et verres de contact ne seront plus pris en charge par la Lamal.

Les assureurs maladifs peuvent remercier Burkhalter: augmentation des primes et diminution des prestations, c'est Noël!

40 millions d'économie annonce fièrement le conseiller machin (combien déjà pour le sauvetage de l'UBS ?).

Que ceux qui peuvent se le permettre se rassurent, les onéreuses complémentaires pallieront à cette nouvelle restriction sur les prestations Lamal.

Les autres (comme cette mère de famille témoignant dans le Matin) n'ont plus qu'à s'asseoir sur leurs lunettes et verres de contact (en faisant bien attention de ne pas les casser, hein?).

Bienvenue au pays où les précaires seront malvoyants (au fait, on sera peut-être sauvés par l'OMS et son projet Vision 2020).

Voilà, comme les lunettes seront désormais considérées comme du luxe, je me permets de vous faire part de quelques conseils, afin de les faire durer le plus longtemps possible tout en vous préparant à la date fatidique où elles ne seront définitivement plus utilisables.

Matériel nécessaire:

du vernis à ongle – un cure-dent – épingle à nourrice– oxyde de cérium – cendre de cigarette – colle – scotch – une méthode pour apprendre le braille

  1. Mettez-vous immédiatement au braille* (seul ou en famille, c'est égal, mais fortement conseillé)

  2. Vos verres de lunettes sont ternis, frottez-les avec de la cendre de cigarette, ça leur redonne de la brillance (et effacerait même quelques petites rayures de surface)

  3. Ils sont rayés: frottez-les avec de l'oxyde de cérium

  4. Une vis tombe sans cesse, remettez-là en place et fixez avec du vernis à ongle

  5. Vous avez perdu la vis: plantez un cure-dent et couper ce qui dépasse, ou enfilez une toute petite épingle à nourrice (moins seyant mais efficace, j'ai testé)

  6. La colle et le scotch seront utiles pour les verres qui tombent, les verres cassés (c'est un peu plus difficile à y voir clair ensuite mais c'est mieux que rien) ou la monture cassée. Certains préfèrent le sparadrap au scotch, à vous de trouver votre matériel préféré.

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En attendant, je vous suggère d'envoyez l'image ci-dessus à l'adresse Secretariat.CFBurkhalter@gs-edi.admin.ch à l'attention de Didier Burkhalter , c'est « Joyeux Noël » en braille...

 

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* voici un site pour vous entraîner de façon ludique: http://yasminejoue.wordpress.com/2010/04/19/apprenez-lire...


27.10.2010

Campings, futurs bidonvilles?

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C'est le progrès, ou l'évolution, ou...

Il y a quelques années, un nouveau mode d'habitat se faisait plus fréquent: le camping à l'année. Quelques chiffres datant de 2006: entre 70'000 et 120'000 personnes en France. Une évaluation faite à la louche, les "tenanciers" de camping n'étant pas obligés de faire plus que de tenir le compte global de nuitées et non pas par individu ou ménage.

C'est via une émission de "Là-bas si j'y suis" que j'en ai entendu parler en 2006.  A plusieurs reprises, j'ai cherché des chiffres, des statistiques pour la Suisse, mais ça semble mission impossible...

On sait que ça existe, il y a eu une émission Temps présent sur le sujet (en 2006 également), plus récemment est paru un article de 24heures.

En Suisse, il semblerait qu'il n'y ait que peu de camping ayant l'autorisation d'être ouverts à l'année. Donc officiellement peu de "campeurs" à l'année. Cette population est composée (pour ce que j'ai pu trouver comme information en Suisse) essentiellement de working poors et de retraités.

Selon l'étude menée entre autres par France Poulain (incluant également le camping de loisir), en France, la population de campeurs à l'année est composée d'anciens sans-abris, de retraités, de travailleurs précaires, de chômeurs et d'étudiants. Il semblerait toutefois que de plus en plus de jeunes couples avec enfants adoptent ce mode de vie, ne pouvant plus se payer un logement décent.

Lorsque ces campings à l'année, offrant des infrastructures (eau, électricité, sanitaires,...), deviennent inaccessibles pour les personnes Campement-SDF-sous-la-neige-Bois-de-Vincennes-Décembre-2009.jpgprécaires, ceux-ci sont contraints à partir vivre dans des campements, qui s'approchent, eux, de plus en plus des bidon-villes.
Souvent en bordure des villes, ils restent peu accessibles, sont cachés et, pour la plupart, insalubres.

Tiens, ça me fait penser à un truc...  Déclaration universelle des droits de l'Homme...

"Article 25

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté."





Crédits photos: la jolie caravane: site de France Poulain, le campement sous la neige: site Nogent-citoyen

22.10.2010

Le blues du retraité

lettre-dune-grand-mere-enfants-L-1.jpegVu hier soir l'émission Temps Présent, "AVS, la roue de l'infortune".

Une des dames interviewées demandait à ce qu'elle puisse vivre sans angoisser de l'arrivée des factures, sans angoisser d'avoir un toit le mois suivant et de pouvoir manger à sa faim.

Des rêves? Qu'il n'y ait pas d'imprévus et de ne pas sombrer plus.

Certains fuient à l'EMS car l'angoisse devient trop insupportable et, ainsi, ils seront assurés d'avoir le gîte et le couvert.

Condamnés à la quasi solitude, par manque de moyens. Plus de rêves, plus d'avenir, plus de fierté.

Un foyer de retraités sur six en dessous du seuil de pauvreté il paraît...

Ce qui m'a frappé dans ce reportage, c'est que ces personnes sont maintenues dans une situation précaire même si ellesretraites.jpg sont assistées. Et elles n'ont aucune chance de s'en sortir. Au contraire, s'il y a une chose qui est certaine c'est que ça ne peut qu'être pire. De dépense imprévue en problème de santé, elles s'enfoncent inéluctablement.

Il y aurait pourtant des moyens d'éviter ça, en pensant peut-être l'assistance autrement.

Tout le monde en Suisse a soi-disant droit à des soins, mais une paire de lunettes, un appareil auditif ou une chaise roulante ne sont que partiellement pris en charge . Ces personnes sont justement les plus susceptibles d'avoir besoin de ce genre de "non-soin". Et elles devront y renoncer dans la plupart des cas ou renoncer à autre chose (comme manger moins?).

Alors pourquoi ne pas inclure ces soins dans le brouillard du catalogue de prestations Lamal ou subventionner une complémentaire?

A quoi sert une assistance sociale si elle n'assure pas un minimum de dignité et ne fait pas preuve d'humanité?

 

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* les appareils auditifs ou chaises roulantes sont en principe partiellement pris en charge par l'AI, mais pas pour les personnes à l'AVS.

12.10.2010

Les marchands de viande

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Définition dans Wikipédia: une société de Service est

"... une société du secteur tertiaire. Elle a pour but d'apporter une valeur ajoutée à un produit ou d'assurer un travail nécessaire à une entreprise ou à un particulier.

Par exemple, dans le domaine informatique on trouve les SSII (Sociétés de services en ingénierie informatique), dans le domaine des biens d'équipement industriel des sociétés de services aux entreprises interviennent pour entretenir les outils de production, et les outils de transfert et de manutention, chariot élévateur ou manutention continue (convoyeurs, trieurs). Lorsque les activités d'une entreprise ne sont pas intégrées elles sont externalisées à des sociétés de service qui s'engagent sur des résultats par contrat...".

On fait appel à une société de service quand on est, par exemple, un directeur informatique qui ne veut pas prendre de risques. Il doit fournir une nouvelle application ou faire évoluer son infrastructure, et se dit qu'il vaut mieux demander à ceux-qui-savent (au grand dam des informaticiens internes qui crient à la trahison et à la dépense inutile).

C'est alors que la société de service entre en piste, et, là, tout se déroule à l'entière satisfaction du directeur informatique. La présentation de la société, les promesses et le contrat. Vraiment, il est tout content, il a fait le bon choix. Il se congratule.

Derrière le rideau, c'est le branle-bas de combat, vite trouver les spécialistes à coller sur le projet, des vrais ou des faux, on s'en fout, du moment qu'on est rentré dans la place, c'est quasi gagné.

Oui, il faut dire que changer de prestataire, c'est encore du temps et de l'argent gaspillés, sans compter les explications à fournir à la hiérarchie et les éventuelles sanctions. Donc, on s'est trompé, tant pis, on fait avec, en tout cas on essaie.

Bref, lorsque vous êtes un chercheur d'emploi, on vous engage (à condition que le contrat soit signé avec l'autre boîte) après vous avoir vendu comme spécialiste faisant partie du capital humain tellement nécessaire à la réussite du service demandé par le client.

Et lorsque vous êtes un client, on vous promet des ressources fantômes.

Mais il y a plein d'autres trucs sympas lorsque l'on bosse pour ce genre de société, ça permet l'engagement temporaire (plus simple et plus adaptable que la période d'essai), d'être vendu comme spécialiste d'un truc que l'on ne connaît pas ou mal et d'être parfois contraint à accepter des activités qui n'ont rien à voir avec le contrat. Mais j'arrête là, j'aurai bien l'occasion d'y revenir :-)

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